Le café et le cannabis. Deux plaisirs botaniques qui accompagnent agréablement notre quotidien. Pour beaucoup, ces douceurs naturelles s’associent à merveille. L’équilibre parfait entre l’énergie d’un expresso corsé au petit matin et la détente d’une variété indica au coucher du soleil.

Mais si on devait se priver de l’un ou de l’autre, lequel serait le plus compliqué à abandonner? Examinons la question de plus près.

Le café, une drogue répandue

Le café est sans conteste la boisson la plus consommée au monde. Chaque jour, ce sont plus de 2 milliards de tasses qui sont savourées. Et pour cause, la caféine qu’il contient est un puissant stimulant psychoactif. Une simple tasse renferme environ 100 mg de caféine, suffisamment pour ressentir ses effets énergisants et développer une dépendance à long terme.

La majorité des buveurs réguliers éprouve d’ailleurs des symptômes de manque s’ils ne consomment pas leur dose quotidienne. Maux de tête, fatigue, irritabilité… Des effets bien connus de ceux qui ne peuvent se passer de leur café du matin.

Les symptômes de sevrage du café

Alors qu’arrive-t-il lorsqu’on supprime brusquement le café de son alimentation? Les symptômes de sevrage peuvent être intenses:

  • Maux de tête – La vasoconstriction habituelle fait place à une dilatation des vaisseaux sanguins dans le cerveau, causant des pulsations douloureuses.
  • Fatigue – La stimulation énergisante du café disparaît, laissant place à une somnolence prononcée et à une faible motivation.
  • Brouillard cérébral – Les capacités de concentration et d’attention diminuent sans la caféine qui stimule les synapses. On se sent confus et distrait.
  • Irritabilité – L’humeur devient maussade et l’émotivité augmente sans l’effet stimulateur habituel du café. On est facilement contrarié.
  • Nausées – La digestion semble déréglée, certains ressentent des nausées franches sans les effets biologiques du café.

Ces symptômes atteignent un pic au bout de 2-3 jours et peuvent persister 1 à 2 semaines chez la majorité des buveurs. Pour les grands consommateurs, les effets peuvent durer plus longtemps encore.

Le cannabis, une « addiction » moindre

Chez la plupart des consommateurs, l’arrêt du cannabis n’entraîne pas de sevrage sévère ou dangereux. Voici les effets fréquemment ressentis:

  • Sautes d’humeur – Sans l’apaisement habituel du cannabis, l’anxiété, l’irritabilité et l’agitation peuvent augmenter.
  • Troubles du sommeil – De nombreux usagers rapportent des insomnies et des rêves intenses lorsqu’ils cessent une consommation importante.
  • Modification de l’appétit – Les fringales cannabiques s’estompent, l’appétit global diminue.
  • Ennui – Le réflexe d’allumer un joint pour se détendre ou passer le temps laisse un vide. Les activités semblent fades.
  • Envie irrépressible – Le désir psychologique du rituel de la consommation peut être tenace au début.

Bien que réels, ces effets restent légers pour un consommateur occasionnel. Ils sont plus marqués chez les usagers intensifs de variétés à fort taux de THC.

Faire face au sevrage caféiné

Alors, lequel est le plus ardu à abandonner entre le café et le cannabis? Le sevrage brutal de caféine semble nettement plus pénible pour la majorité des accros. Heureusement, il existe des techniques pour atténuer les symptômes:

  • Diminuer progressivement les doses plutôt que d’arrêter net. Cela permet une adaptation en douceur.
  • Remplacer par des boissons sans caféine au goût similaire (orge, chicorée). L’illusion gustative aide à tromper les envies.
  • Pratiquer une activité physique pour combattre la fatigue et les maux de tête.
  • Recourir à la méditation pour rester calme et apaisé.
  • Bien s’alimenter et s’hydrater pour compenser l’absence d’énergie du café.
  • Consommer occasionnellement du cannabis pour faciliter le sommeil et la détente.
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Avec préparation et persévérance, il est possible de traverser ce sevrage difficile pour retrouver une relation plus saine avec le café. L’essentiel étant de rester concentré sur ses objectifs de bien-être sur le long terme.

Le café et le cannabis: trouver le juste équilibre

En conclusion, il apparaît que le sevrage du café soit plus pénible à court terme. Mais il ne s’agit pas de diaboliser cette boisson, juste d’en faire un usage mesuré. Le café n’est pas un maître, mais un allié précieux pour démarrer la journée du bon pied. De même, le cannabis mérite d’être consommé avec discernement pour en tirer les bienfaits sans excès.

L’équilibre reste la clé. Savourer ces douceurs botaniques avec modération et conscience, pour qu’elles embellissent le quotidien sans jamais le dicter. Un défi passionnant, celui de cultiver sa propre sagesse face aux tentations.